Vendredi 21 novembre 2008
le conte de Perrault (ou, en tous cas, l'adaptation par celui-ci d'un conte traditionnel) m'a servi de prétexte pour revenir à l'un de mes thèmes de dessin favoris, à savoir : la forêt.
Attention, un loup se cache dans l'image !
Illustration réalisée à l'encre de chine, plume et pin
version colorisée (numériquement):
beaucoup de travaux en cours en ce moment. Je me décide donc à publier un dessin plus ancien (d'une vingtaine d'années) sur une thématique récurrente chez moi, à l'époque, à savoir: la chute de
l'ange. Il s'agit plus précisément ici d'une crucifixion inversée. Dessin réalisé à la plume et à l'encre de chine, et auquel j'ai fait subir un petit traitement numérique
les habitués de ce blog ne seront pas déstabilisés par ce thème récurrent chez moi. Avec ce traitement teinté de psychédélisme, j'adresse un clin d'oeil aux maîtres du cinéma-bis des 70's, et je
pense en particulier à des réalisateurs tels que Pupi Avati (pour "la maison aux fenêtres qui rient"), Lucio Fulci, Mario Bava ou encore Dario Argento. Je me suis d'ailleurs inspiré du visage de
la fille de ce dernier, Asia (actrice et réalisatrice hors norme), pour réaliser ce dessin. Technique: feutre pinceau et mise en couleurs numérique
Sainte Jeanne (1957) est un film d'Otto Preminger tiré d'un scénario de Graham Greene et d'une pièce de George Bernard Shaw. Il met en scène (entre autres) Jean Seberg et Richard Widmark pour une
relecture parfois distanciée du parcours de l'héroïne; en effet, c'est au cours d'une nuit d'insomnie que son fantôme apparaît au roi Charles VII et qu'ensemble ils évoquent, sous la forme d'un
flash-back, la courte vie de la jeune femme.
La ferveur de Jeanne, son franc-parler (son naturel) emportent ici l'adhésion de tous ceux qui croisent son chemin, et c'est à l'interprétation, à la fraîcheur de Jean Seberg que nous devons la
justesse, le côté simplement évident du portrait. Par delà sa radicalité naïve, grâce à sa volonté et la vision qui la guide, Jeanne, ici et de tous temps, incarne l'honneur. Je termine
cet article en citant d'autres interprètes de la sainte qui m'ont marquées, à savoir: Renée Falconetti dans le film de Dreyer (1927), Ingrid Bergman dans celui de Victor Fleming (1948), et Sandrine
Bonnaire dans l'adaptaion de Jacques Rivette (1994) "Jeanne la pucelle".
Les croquis ont été réalisés au crayon, dureté HB
un dessin inspiré par le conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont (1711-1780), et dont Cocteau tira un film magnifique mis en lumière par Henri Alekan. Dessin réalisé à l'encre de chine, plume,
pinceau, feutre-pinceau.