une "fantaisie", un dessin mixte pour une ambiance de fin du monde. J'ai d'abord réalisé un lavis, je l'ai ensuite numérisé et entièrement retravaillé à la palette graphique, ce qui m'a permis
d'oser aller plus loin dans les contrastes. Peut-être une base de départ pour une nouvelle version au pinceau
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histoire de Marie et Julien est un film de
Jacques Rivette sorti en salles en 2003.
Ce qu'ont en commun Julien (
Jerry Radziwilowicz), réparateur d'horloges devenu maître-chanteur par accident et Marie (
Emmanuelle Béart), est sans doute leur part
d'ombre. Et c'est celle de Marie que Julien va s'efforcer de découvrir, à travers la relation passionnelle qui l'unit à elle. La présence lumineuse d'Emmanuelle Béart donne paradoxalement toute sa
crédibilité à l'opacité du personnage qu'elle incarne. Et le film au climat étrange, que renforce l'absence de musique, bascule inexorablement dans un fantastique onirique. Quelle mise en
scène macabre Marie s'ingénue-t'elle à reproduire dans la petite chambre sous les toits ? Ajoutez à cela une belle qualité plastique (le travail sur les couleurs), un clin d'oeil à
l'
Orphée de
Jean Cocteau (le geste de Marie pour s'effacer aux yeux de Julien) et vous comprendrez qu'
histoire de Marie et Julien est un film
qui m'a séduit.
Le dessin est réalisé au crayon de couleur
Col-erase Toscan red, rehaussé au critérium (mine HB), et j'ai appliqué un léger flou numérique sur l'arrière de l'image
plusieurs travaux en cours, mais rien de véritablement abouti. Ajoutez à cela une activité professionnelle assez dense, et vous comprendrez que je ne sois pas très présent ces temps-ci. Voici une
aquarelle qui date de quelques années déjà:
the bottle doom lazy band est un groupe de doom (forme de métal lent, basé sur des riffs de guitare lourds et l'omniprésence de la basse) originaire de Poitiers. Formé de cinq
membres (2 guitares, basse, batterie et chant), le combo est né en 2005 et revendique les influences que sont Candlemass, St Vitus, Black Sabbath ou Cathedral, pour n'en citer que quelques-unes.
The bottle doom lazy band réussit à renouveler un genre relativement codifié en lui apportant sa singularité propre, à savoir un lyrisme disons "désespéré" et rageur, aux accents
hallucinés. Mention spéciale, de ce point de vue, au chant de
BottleBen dont la rugosité parfaite se décline sur un mode incantatoire. Il y a des voix comme ça qui se démarquent et
celle-ci m'a ramené à l'émotion ressentie la première fois où j'ai entendu
Ian Gillain (
Deep Purple) chanter. Mais, même s'il distille parfois un groove
psychédélique que ne renierait pas
Electric Wizard (voir mon article précédent dans la catégorie musique
), The Bottle Doom possède un son résolument moderne qui a
su digérer d'autres influences du métal extrème de ces dernières années (je pense notamment à la scène death américaine actuelle). Leur premier album s'appelle
the beast must die,
vous pouvez en écouter des morceaux et vous le procurer
ici
Le dessin est réalisé à la plume et à l'encre de chine, et mis en couleur à
la palette graphique
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voici, pour clore cette journée de samedi sous la bulle
bd alternative, une nouvelle moisson de croquis glanés depuis le stand du fanzine
le cochon dingue
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