un dessin qui témoigne de mon goût pour le fantastique. Je l'ai réalisé en 99 sans source d'inspiration particulière si ce n'est la musique que j'aime. Le seul livre qui me vienne à l'esprit, teinté de cette coloration sombre et sans espoir est "le journal d'Edwin Underhill" de Peter Tonkin. Une histoire de vampires, évidemment. D'aucuns trouveront le contraste avec les placides montagnosaures de l'article précédent assez fort, mais que voulez-vous ? Nous sommes tous des "terres de contraste".
pour les besoins de mon travail, je suis souvent amené à changer de style. De même, parfois, dans mes recherches personnelles j'abandonne mon penchant réaliste pour plus de stylisation. Cette petite vampire en est un exemple. Elle est traitée à l'aquarelle et à l'encre de Chine. Pour l'inspiration, je citerai une fois de plus
Jean Rollin (livres:
Anissa et
Les demoiselles de l'étrange; film:
Les deux orphelines vampires) mais aussi, bizarrement,
Charles Dickens et "
le magasin d'antiquités". Pas de vampire dans ce dernier roman, mais une jeune héroïne, seule dans la vaste nuit.
une version alternative du dessin "vampires" publié dans cette même catégorie. Sans doute pas encore la version définitive, il y aura vraisemblablement un "vampire 3" dont j'arriverais peut-être à être satisfait. Pour ce traitement graphique, j'évoquerais encore une fois le cinéma de
jean Rollin mais aussi le roman
Carmilla de
Joseph Sheridan Le Fanu et son adaptation au cinéma par
Carl Dreyer sous le titre
"Vampyr ou
l'étrange aventure de David Gray" (1932).
je viens de terminer un dessin entrepris et laissé en sommeil il y a quelques années. Il m'a été inspiré par la lecture du "songe d'une nuit d'été" de William Shakespeare. Il représente Obéron, le roi des fées, endormi dans la forêt enchantée. En fait, dans la pièce, c'est Titania son épouse qui s'endort et à qui Obéron fait respirer le suc de la pensée d'amour, mais j'ai choisi d'inverser les rôles. C'st l'ambiance de sourde magie qu'il me plaisait surtout de retranscrire. J'ai utilisé un papier de fabrication artisanale avec des fleurs incluses et réalisé le dessin à la plume et à l"encre de Chine.

j'ai décidé de parfois remonter un peu le temps comme ici, avec cette illustration de 1991 inspirée par le texte de Lewis Caroll "Alice à travers le miroir". Je me suis simplement permis de moderniser le personnage en l'habillant avec un jean et une marinière. J'aime beaucoup ce "nonsense" dont Lewis Caroll est l'un des inventeurs et je pense m'être nourri d'à peu près toutes ses oeuvres, du "journal du presbytère" à "Sylvie et Bruno". Pour ceux qui partagent mon goût, je conseille le "Tout Alice" illustré par
Ralph Steadman. J'ai effectué la mise en couleurs de ce dessin avec des encres de type "magic color" et de la gouache. Pour l'anecdote, je me suis représenté dans le cadre ovale en haut à gauche; vous pourrez comparer et mesurer les ravages du temps (notamment sur les régions capillaires) avec l'autoportrait de l'article "je me présente".