un dessin inspiré par le conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont (1711-1780), et dont Cocteau tira un film magnifique mis en lumière par Henri Alekan. Dessin réalisé à l'encre de chine, plume,
pinceau, feutre-pinceau.
histoire de Marie et Julien est un film de
Jacques Rivette sorti en salles en 2003.
Ce qu'ont en commun Julien (
Jerry Radziwilowicz), réparateur d'horloges devenu maître-chanteur par accident et Marie (
Emmanuelle Béart), est sans doute leur part
d'ombre. Et c'est celle de Marie que Julien va s'efforcer de découvrir, à travers la relation passionnelle qui l'unit à elle. La présence lumineuse d'Emmanuelle Béart donne paradoxalement toute sa
crédibilité à l'opacité du personnage qu'elle incarne. Et le film au climat étrange, que renforce l'absence de musique, bascule inexorablement dans un fantastique onirique. Quelle mise en
scène macabre Marie s'ingénue-t'elle à reproduire dans la petite chambre sous les toits ? Ajoutez à cela une belle qualité plastique (le travail sur les couleurs), un clin d'oeil à
l'
Orphée de
Jean Cocteau (le geste de Marie pour s'effacer aux yeux de Julien) et vous comprendrez qu'
histoire de Marie et Julien est un film
qui m'a séduit.
Le dessin est réalisé au crayon de couleur
Col-erase Toscan red, rehaussé au critérium (mine HB), et j'ai appliqué un léger flou numérique sur l'arrière de l'image
je délaisse quelques instants la plume et sa préciosité pour la fureur du pinceau. Il s'agit ici d'un mélange d'aquarelle et de gouache acrylique pour donner vie (si je puis dire) à l'une de mes
créatures favorites dans la littérature et le cinéma fantastique, j'ai nommé: le vampire. Un film au hasard ?
Lust for a vampire (1971), avec l'actrice
Yutte
Stensgard
pour l'instant, elle dort... Petit hommage à quelques actrices du cinéma fantastique : Carol Borland (La marque du vampire), Barbara Steele (Le masque du démon), Ingrid Pitt (Countess Dracula), Madeleine et Mary Collinson (Twins of evil)
Vendredi 17 novembre 2006
une illustration réalisée en 2003 et insprée par la lecture du
Paradis perdu de
John milton (1608-1674, voir à ce propos
Uriel). Il s'agit du moment où, au début de l'ouvrage, les anges déchus reprennent conscience dans les lacs infernaux. Ils réalisent leur état et les transformations qu'ils ont subies dans leur chute.