dessins
à la demande de certains d'entre vous, je fais un retour sur ma journée du 19 Juin dernier au Hellfest de Clisson sous la forme d'un mini-reportage (mais c'est aussi l'occasion d'un nouveau dessin). Je m'efforcerai, pour tous les groupes que je vais citer, qu'ils soient ou non mes coups de coeur, de placer un lien pointant vers leurs sites respectifs. Vous pourrez ainsi aller à la rencontre de leur musique
La journée commence très fort puisque dès 10h30 ce samedi, le groupe de trash Dew Scented ouvre les hostilités. J’appréciais déjà ce combo allemand sur disque, mais en live c’est le top, d’autant que les musiciens, devant la réceptivité des festivaliers qui commencent à s’agglutiner devant le mainstage2, prennent visiblement plaisir à délivrer un set puissant, accrocheur, technique, avec un groove très « death ».
Changement de scène avec les australiens d’Electric Mary. J’avoue être peu sensible à leur heavy-rock très bien exécuté, mais un peu trop linéaire à mon goût. Ils sont les premiers ce jour-là à adresser un hommage à Ronnie James Dio.
Passage rapide du côté des français de Tamtrum et de leur électro-goth métal survolté. C’est sympa, mais dans le genre je préfère Punish Yourself
En revanche, avec les frères Gallagher, vétérans du groupe Raven (actif depuis 1975), je m’offre l’un des meilleurs concerts de la journée. Ces représentants de la NWBHM (New Wave of British Heavy Metal) délivrent un set de folie, parachevant leur musique d’une bonne humeur vraiment communicative. Beaucoup de complicité, un solide répertoire, que du bonheur !
Nouveau coup de cœur avec le show de Delain et leur « gothic metal à chant féminin » (selon la formule consacrée) entêtant. Le talent et le charisme de Charlotte Wessel, la chanteuse y sont pour beaucoup, mais cela n’enlève rien à la qualité mélodique des compositions de ces hollandais. L’hymne « the gathering » tiré de leur album « Lucidity » est une tuerie. J’ai l’œil humide…
Je fais l’impasse sur le show des trasheurs de Tankard, étant peu sensible à leur métal « à boire ». La bière est en effet le thème de prédilection de ce groupe teuton qui parcourt le globe depuis 25 ans.
Grosse déception, les suédois de Count Raven ne seront finalement pas là pour nous asséner leur doom psychédélique. Pas de riffs lents caractéristiques du genre. Etant un gros client de ce type de métal, je m’en faisais une fête. En plus, c’est un groupe de hardcore qui ne fait pas trop mon bonheur qui les remplace. Je change de scène
Je ne jette qu’une oreille distraite aux compos heavy metal des américains d’Y &T et des canadiens d’Anvil, deux groupes pourtant cultes à la grosse renommée. Je me réserve pour…
… Airbourne ! Ces australiens, descendants spirituels d’AC DC, nous délivrent un show rock’n rollesque multivitaminé. Comme il y a 2 ans ici-même, où je les avais découverts. Le chanteur et lead guitar Joel O’keffe nous refait même le coup d’escalader les tours de sons vertigineuses qui encadrent la scène mainstage 1. Des solos dévastateurs, des refrains prenants, bref, la musique qu’il faut pour le head banging
Sniff, les américains d’Overkill sont décommandés ! Je tente de me consoler avec leurs compatriotes de Nevermore, mais le cœur n’y est pas. Ce n’est pas grave, je me dirige vers …
… La Rock Hard tent, pour assister au concert du premier combo black metal de la journée, j’ai nommé… Dark Funeral ! La musique glaciale et torturée de ces suédois grimmés dans la grande tradition du black est une tuerie ! Je leur ai sacrifié Slash qui se produisait en même temps sur le mainstage 1
Enfin, sous le même chapiteau, voici un groupe que j’espérais avec impatience, à savoir Candlemass ! J’adore le heavy-doom de ces suédois et les ayant déjà apprécié sur scène, je me fais une fête d’avoir à nouveau l’occasion de les voir. Leur chanteur, Robert Lowe, est l’un de mes chanteurs préférés de la scène métal (Aux côté de Ian Gillain, Ozzy Osbourne, Nick Holmes et Lee Dorian). Je ne suis pas déçu, la magie est là, et Robert prend toujours ses pose d’hypnotiseur !
Un petit coup d’œil quand même aux Twisted Sisters, groupe important de la scène heavy-métal US des 80’s. Disons que c’est sympatoche. Mais il y a un bel hommage (à nouveau) à Ronnie James Dio
Attention, voilà maintenant l’un des groupes légendaires de la scène black métal norvégienne sur le mainstage 2, j’ai nommé Immortal ! C’est également, dans ce genre-là (le black), mon groupe préféré. Autant dire que je les attends. Ils sont arrivés avec la nuit, comme il se doit, leur show étant prévu à 22h05. C’est intense, froid, violent, hostile, mais avec un sens mélodique hyper-développé, ça claque ! Sur la fin et pour rester dans la tradition, Abbath joue les cracheurs de feu
Il est maintenant 23h20, l’heure des légendes vivantes, direction le mainstage 1 pour le show d’Alice Cooper. Là on est dans le domaine du hard rock mélodique super affuté, aux accents tantôt trash, tantôt pop, mais on est surtout dans l’univers du spectacle ! Un show d’Alice Cooper c’est d’abord une mise en scène, des acteurs, des effets spéciaux, des accessoires … Pendant près d’une heure et demie Alice va se faire décapiter, pendre, électrocuter, euthanasier, tout en torturant son infirmière. Et, à côté de titres récents, on aura droit à des standards imparables tels que School’s out, Poison, Billion Dollar Babies, etc… Quand je pense que j’ai découvert le bonhomme il y a bientôt 37 ans et qu’il est toujours là, son énergie et son sens de l’auto-dérision intactes, à 62 ans, je me dis que finalement, le métal, ça conserve !
Il est maintenant un peu plus d’une heure du matin et le concert suivant (le dernier de cette journée dense) sera celui des anglais Carcass. La musique qu’ils proposent est un mix grindcore/death plutôt technique dont je ne suis qu’à moitié fan. Je quitte le festival au milieu d’une marée humaine conséquente (nous avons dû être autour de 20 000 ce jour-là) et je croise Jérémie et ses amis avec qui nous échangeons nos impressions (nous nous étions déjà vus dans l’après-midi). Eux reviennent le dimanche (c’est-à-dire dans quelques heures) et auront la chance d’assister aux prestations de Motörhead et de Kiss (pour ne parler que des grosses pointures).
Il me faut bien 20 bonnes minutes pour m’extirper du parking , une prairie immense entre les champs de vignes, et je quitte Clisson autour de 2h du matin. Sachant que j’ai encore une bonne heure et demie de route devant moi, je mets l’album des metalleux finlandais Cantata Sangui dans le lecteur cd de la voiture…
merci Ollivier, c'est trop !
Carrément génial ton article !
Et j'ai pleins de liens à aller fouiller
merci Nova, j'essaie juste de faire partager mon amour de cette scène et de cette musique. Qu'elle puisse continuer à rester "vivante"
Ton post me donne l'envie furieuse d'aller à Clisson l'an prochain :)
Je crois que j'ai encore loupé quelques grands moments cette année ! Pas grave, je me consolerai avec Ozzy à Bercy en septembre !
Et merci pour les liens Maître ;)
C'est vrai que ça valait le coup. Pour Ozzy, on s'en reparlera. Je pense que j'irai aussi
Merci pour le compte rendu. Grâce à toi, on s'y serait cru.
Des groupes connus, d'autres inconnus. Tout ça donne envie de farfouiller, d'écouter, de découvrir.
Très belle illu façon chromo ...
merci de ta visite, j'avais envie de faire partager ça
Quel bel article!! Désormais on t'appellera "Renaud Manoeuvre"!